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Jerome Brisson

Par : Jérôme Brisson

 

Traducteur-réviseur de métier, métalleux impénitent depuis l'âge de 16 ans, Jérôme Brisson a été tour à tour animateur et chroniqueur radio (CISM-FM 89,3, CHAA-FM 103,3 CHAI-FM 101,9), journaliste (ICI, Auto-Hebdo) et chroniqueur Web (MuzikInjection.com) au cours des 25 dernières années.

 

 

 

 

 

 


ALBUMS


CHAPELLE ARDENTE
Cauchemar
Antigoth 309 (2016)
Durée : 41 minutes
Note : 8/10

 

« Atmosphérique et inspiré, un second album qui témoigne d’une nette progression pour la formation heavy doom metal montréalaise…  »

Quiconque se tient au fait de la scène métal québécoise en 2017 connaît ANNICK GIROUX. Véritable touche-à-tout (conceptrice graphique de métier, journaliste-chroniqueuse, fondatrice et présidente de l’étiquette Temple Of Mystery vouée à la promotion des groupes doom et black metal émergents d’ici et d’ailleurs, promotrice et porte-parole du festival d’envergure internationale Wings of Metal qui se tient annuellement à la COOP Katacombes, DJ métal - alias DJ Satannick! - globe-trotter et auteure publiée - son livre de recettes « Hell Bent for Cooking : The Heavy Metal Cookbook » a été un succès de librairie), cet infatigable bourreau de travail a trouvé le temps au cours des dix dernières années d’ajouter les fonctions d’auteure-compositeure-interprète et claviériste à son CV. Et son groupe Cauchemar nous offrait en 2016 ce deuxième album, Chapelle ardente, qui a fait l’objet d’une intensive tournée européenne l’automne dernier.

Le genre doom metal semble ne pas trouver beaucoup de preneurs parmi les musiciens métal au Québec, a fortiori le doom metal dans la langue de Molière, ce qui assure à Cauchemar - du moins pour le moment - l’exclusivité de ce singulier créneau. Et avec Chapelle ardente, le quatuor (ANNICK au chant, aux synthés et à l’orgue, FRANÇOIS PATRY à la guitare, ANDRES ARANGO à la basse et le solide XAVIER BERTHIAUME à la batterie) vient de passer à un échelon supérieur, tant au niveau des compositions et des arrangements que de la production. Atmosphérique et inspiré, ce second album témoigne d’une nette progression comparativement à leur premier mini-album La Vierge Noire (2010) et à leur premier album complet Tenebrario (2013).

Bien sûr, qui dit doom metal dit sonorités lourdes et ambiance sinistre, sombre, lugubre… On sent ici l’influence des incontournables précurseurs Black Sabbath et de leurs héritiers moins connus (Pentagram, Saint Vitus, The Obsessed…), mais également celle du métal britannique et européen de la fin des années 70/début 80 pour l’apport mélodique et rythmique. Judas Priest, Iron Maiden, Angelwitch et le Mercyful Fate des débuts viennent à l’esprit à l’écoute de titres comme « Nécromancie », « Voyage au bout de la nuit » ou encore « Main de gloire », dont le riff n’aurait pas dépareillé un album comme Sin After Sin. Contrairement à la plupart de ses confrères en doom qui privilégient un accordage hyper bas pour un surcroît de lourdeur, FRANÇOIS PATRY fait bande à part et garde sa guitare accordée en mi standard tout au long de l’album. Peu loquace en ce qui a trait aux  solos, étonnamment rares et succincts, il s’affiche en revanche comme un maître du riff qui fait mouche et des enchaînements mélodiques bien tournés, brillamment appuyé par une section rythmique aussi dynamique qu’inventive (en témoigne cette épatante ligne de basse d’ANDRES qui vient appuyer le riff en arpège de « Funérailles célestes »).

Et enfin il y a ANNICK, la Grande Prêtresse luciférienne, croisement entre biker chick et Vampirella, l’âme, le visage, les mots et surtout la voix de Cauchemar. À ce propos, côté coffre et tessiture, nombre de mes confrères et consœurs métalleux(euses) jugeront - hélas, non sans raison! - que la performance vocale d’ANNICK ne casse pas des briques. En effet, la chanteuse tend à se cantonner dans un registre bas, évitant à juste titre les envolées suraiguës hors de sa portée. Pensez un peu à Nico, la chanteuse du Velvet Underground, qui se retrouverait à la tête d’un groupe métal. Si elle parvient malgré tout à tirer son épingle du jeu efficacement sur la majorité des pièces, sa performance par contre tombe à plat sur « L’oiseau de feu », seul bémol d’un album autrement fort convaincant. C’est toutefois son travail en tant que claviériste, notamment derrière le clavier d’un authentique orgue Casavant pour « Voyage au bout de la nuit », « Étoile d’argent » et « La nuit des âmes », qui vient contribuer à étoffer l’espace sonore de l’album et créer cette atmosphère funeste, cette ambiance gothique et cérémoniale si convaincante qui permet à Chapelle ardente de se démarquer du reste de la production métal québécoise des douze derniers mois.

En somme, un second album impressionnant pour Cauchemar qui, sans pour autant nous faire crier au chef-d’œuvre, constitue un jalon important dans le développement de leur identité et laisse augurer des œuvres qu’on pourra un jour qualifier de classiques… L’avenir est doom!     

Nécromancie par Cauchemar
Liste des pièces :
1. Nécromancie
2. Sepolta viva
3. Funérailles célestes
4. Main de gloire
5. Voyage au bout de la nuit
6. La vallée des rois
7. L’oiseau de feu
8. Étoile d’argent
9. La nuit des âmes
 

Band Camp Cauchemar

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